Revue de presse

Martin Fromme : vivre et rire avec le handicap

Publié le 26 décembre 2012 by Pierre Sachet

 

Martin Fromme est humoriste, et il est aussi handicapé. Il en a un peu marre du comportement coincé de ceux qu'il est amené à rencontrer. Il vient donc de publier un petit guide satirique du bon comportement avec les handicapés. Un texte à l'humour ravageur et à l'image de cet homme né en 1952… avec un seul bras. Il est une des nombreuses victimes du contergan, un somnifère responsable de la malformation de milliers de nouveaux nés. Un scandale énorme dans les années 60 en Allemagne. Reportage.

ARTE JOURNAL – 25/12/12

A voir sur :

http://www.arte.tv/fr/martin-fromme-vivre-et-rire-avec-le-handicap/7150392,CmC=7150464.html

Caisses : la carte qui offre une priorité sans heurt !

Publié le 16 décembre 2012 by Pierre Sachet

 

Résumé : Fini le temps d'attente aux caisses des supermarchés pour les clients handicapés ? Peut-être, grâce à la borne Priocall, un système novateur, sorte de sésame anti civisme. Son inventeur est Français et lui-même handicapé !

Marre de faire la queue à la caisse des supermarchés, de brandir sa carte d'invalidité, de devoir se justifier devant les autres clients, au prix parfois, de quelques altercations ? Juan Guerrero a trouvé la solution. Il a inventé Priocall, un système électronique de gestion de file d'attente (breveté) destiné aux personnes à mobilité réduite pour qui la station debout et l'attente en caisse s'avèrent pénibles.


Le sésame anti civisme

Une carte nominative est délivrée sur présentation d'une carte d'invalidité mais, également, sur présentation d'un certificat médical, aux femmes enceintes et à toute personne souffrant d'une réduction temporaire de mobilité (accident, fracture…). Dès son arrivée dans une file d'attente, le client, muni de sa carte, manifeste sa présence en l'insérant dans une borne, qui émet un signal lumineux. L'hôtesse l'invite alors à se présenter en priorité. « Il faut savoir, précise Juan, que, jusqu'à maintenant, les caissières n'ont pas vraiment le pouvoir de faire passer les personnes prioritaires et, face au manque de civisme, ont souvent bien du mal à arbitrer les conflits. Ce système renforce la légitimité des clients handicapés. »


Médaille d'or du concours Lépine

Cette invention est née d'une colère. Juan est handicapé depuis l'âge de 21 ans suite à un accident lors de son service militaire, une atteinte aux jambes qui limite sa station debout. « J'étais dans un bureau de poste et j'ai présenté ma carte de priorité. Mais, pour la première fois en vingt ans, deux clients m'ont dit de prendre une chaise et de faire la queue comme tout le monde. Ça a été une terrible humiliation… » Juan ne se démonte pas. Informaticien, il élabore, en quelques mois, son prototype « d'appel prioritaire ».

Si novateur qu'il décroche la médaille d'or du concours Lépine.


L'euro de trop !

Depuis, plusieurs enseignes de la grande distribution ont décidé de faire confiance à ce concept facile à mettre en œuvre et peu coûteux. Chaque magasin détermine les conditions d'obtention de la carte. Certains demandent un chèque de caution, de cinq à dix euros, qui n'est encaissé qu'en cas de perte. « D'autres, peut-être cinq ou six en France, la font payer, s'étonne Juan. » C'est notamment le cas d'un magasin situé à Orly qui a fixé ce montant à un euro. Cette contribution, certes symbolique, met le feu aux poudres chez certaines personnes concernées qui estiment que leur situation de handicap les met déjà suffisamment à contribution.


Aujourd'hui, ce sont 42 magasins qui, en France, sont équipés. Et d'autres à l'étranger. Une grande enseigne de supermarchés française souhaite même généraliser la borne Priocall à l'ensemble de ses magasins. « Ce doit être une bonne invention, conclut son inventeur, car, jusqu'à maintenant, aucun magasin n'a souhaité retiré sa borne. »


www.priocall.com

Publié le : 06/11/2012
Auteur(s) : Handicap.fr – E.Dal'Secco http://www.handicap.fr

Un taxi accessible ?

Publié le 2 décembre 2012 by Pierre Sachet

 

Deux compagnies parisiennes de taxi offrent des taxis adaptés aux personnes handicapées. 

Fini les transferts… des véhicules spécialement équipés vous permettront de voyager dans votre fauteuil dans des conditions de sécurité optimales. 
Tous les équipements (ceintures, systèmes d'ancrage du fauteuil, rampe d'accès…) répondent aux normes les plus récentes… et le personnel est sensibilisé et formé aux 4 déficiences. 

Les tarifs sont ceux d'une course classique. 
Par contre, si vous avez besoin d'accompagnement, assurez-vous au préalable que ce service soit rendu par la compagnie.

http://www.parisinfo.com/professionnels/101118/black-cab

http://www.parisinfo.com/professionnels/100623/horizon

http://www.parisinfo.com/professionnels/100634/taxi-pmr-parisien

Katimavik : un café dédié au handicap, en plein centre de Lyon

Publié le 19 novembre 2012 by Pierre Sachet

 

L'association d'accueil de personnes handicapées, l'Arche, vient d'ouvrir à Lyon un café-boutique, dans le quartier touristique de Saint-Jean, dont un des objectifs est de mettre en contact handicapés et non handicapés.

La devanture ne laisse en rien présager de ce qui se trouve à l'intérieur. Le design rouge et gris du mobilier non plus. Pourtant, dans ce quartier Saint Jean, tout proche de la Cathédrale, le café-boutique Katimavik n'est pas un lieu comme les autres. : il est tenu par l'Arche, association qui accueille à Lyon une quarantaine de personnes handicapées au sein de quatre établissements. « En inuit, Katimavik, c'est le lieu de la rencontre au moment de la fonte des neige », explique Charles de Penanster, président du conseil d'administration de l'Arche à Lyon.

Ouvert depuis quelques jours, le café-boutique s'est fixé deux objectifs : d'une part, proposer, à certaines personnes handicapées, un espace leur permettant de sortir de leurs foyers d'accueil afin de susciter d'autres échanges. D'autre part, permettre à des clients venant déjeuner ou dîner de rencontrer des personnes handicapées. Les personnes handicapées présentes dans les locaux y mangent, participent à des ateliers. A terme, certaines personnes feront du service en salle.

Ouvert trois jour par semaine, à midi et le soir, le café-boutique Katimavik dispose de 26 couverts. « Mais ce n'est pas un restaurant car nous ne sommes pas des professionnels de la restauration. Nous ne faisons que du réchauffage » insiste Charles de Penanster, l'association se fournissant auprès de grossistes de l'agroalimentaire. Pour l'instant, c'est une équipe de 35 bénévoles qui, à tour de rôle, prend en charge la cuisine et le service. Les objets en vente dans l'espace boutique proviennent exclusivement des ateliers des foyers de l'Arche.

Financé en partie par les fonds propres de l'association, le projet a reçu le soutien de la Fondation Kronenbourg et de la Fondation Bouygues Telecom pour un investissement initial de 178 000 euros. 

http://www.latribune.fr/regions/rhone-alpes/20121119trib000731900/katimavik-un-cafe-dedie-au-handicap-en-plein-centre-de-lyon.html

Voilà, j'ai trouvé l'idée fort sympathique ! A quand la même initiative à Paris ?

A LIRE DANS LA REVUE DE PRESSE: le débat sur le “handicap social”

Publié le 16 août 2012 by Pierre Sachet

 

Rien ne serait pire que se poursuive, sans débat, une tendance à assimiler des personnes ayant des difficultés d’insertion sociale et/ou professionnelle, parfois importantes, parfois déstructurantes, à des handicapés mentaux. Les ESAT accueillent des publics qui relèvent plus d’un handicap social, d’ailleurs non défini,  que d’un handicap mental et se conclut ainsi Les Esat seraient donc aujourd’hui à un tournant de leur histoire. Sous les effets conjugués de la crise économique et d’une société toujours plus oppressante, les Esat sont de plus en plus demandés et sont désormais saturés. Le nouveau public qui les fréquente remet en question leur rôle d’aide aux handicapés lourds, et les progrès sociaux faits sur le travail des handicapés ces dernières années.

Lire la suite dans la Revue de Presse…

REVUE DE PRESSE : UNE NOUVELLE RUBRIQUE DU SITE !

Publié le 12 août 2012 by Pierre Sachet

 

Bonjour Amis-es, adhérents, bénévoles ou visiteurs.

La Délégation de Paris de l’APF met une nouvelle rubrique à votre disposition. Elle est pour l’instant composée d’articles de presse vus sur le Net. Avec l’aide active de Jérémie, notre informaticien, et sous le regard bienveillant d’Anne Mauceri, Directrice Départementale, cette rubrique pourra évoluer, pour mettre à votre disposition des infos plus pointues comme des liens vers des informations à ne pas manquer : rapports parlementaire, publication de textes règlementaires, Avis des Instances Régionales et Départementales de Santé, vie de la Région Ile-de-France, etc. ….

A suivre…

Pierre Sachet, Membre du Conseil Départemental.

Changements à l’AGEFIPH

Publié le 6 mars 2012 by Pierre Sachet

 

14/09/2012

Une nouvelle présidente pour l’AGEFIPH

Le renouvellement du conseil d’administration de l’AGEFIPH a eu lieu hier. Odile Menneteau, représentante du MEDEF au sein du collège employeur, a été élue pour 3 ans à la présidence du fonds de développement de l’emploi des personnes handicapées.

Elle se présentait notamment face à Jean-Manuel Hergas, représentant de l’APF, qui avait été choisi par ses pairs, au nom du collège associatif, pour porter la candidature associative à la présidence de l’AGEFIPH.

Odile Menneteau succède à Jean-Marie Faure qui émanait du collège syndical (CFTC).

La FNATH conserve le poste de vice-président et l’APF celui de trésorier de l’association.

Des fauteuils roulants à disposition dans le transport public

Publié le 1 mars 2012 by Pierre Sachet

Article original :

handirect.fr – Rubriques / Vie quotidienne  – Jui 13 2012

Après les premiers vélos en libre-service et autre voitures électriques La Rochelle innove et présente les premiers fauteuils roulants intégrés au transport public.

Disposés à l’Office de Tourisme de La Rochelle, aux mêmes conditions d’emprunt que les célèbres vélos jaunes rochelais, 10 fauteuils roulants sont désormais à disposition des personnes à mobilité réduite, pour quelques heures ou la journée. Le service permet aux victimes d’une invalidité permanente ou temporaire, personnes âgés ou convalescentes, de profiter aussi de la ville, avec amis ou conjoints, en toute sérénité et confort. Cette expérience originale en France est une initiative du Lions Club de La Rochelle Océan qui a remis les 10 fauteuils roulants à l’agglomération de La Rochelle pour les intégrer dans son transport public. Le concept pourra être développé ensuite dans d’autres villes et agglomérations. Ces fauteuils roulants s’ajoutent aux vélos monopousseurs, accessibles à toute personne à mobilité réduite quelle que soit la nature du handicap, qui combinent en partie avant un fauteuil roulant et en partie arrière une sorte de « demi-vélo 

Les aides humaines apportées aux élèves handicapés

Publié le 1 mars 2012 by Pierre Sachet

 

25 juil. 2012

http://www.weka.fr/actualite

Un décret détaille les modalités d'octroi de l'aide humaine [cf. ci-dessous] aux élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire.

Un décret du 23 juillet, publié au JO du 25 juillet 2012 [cf. ci-dessous], précise les conditions dans lesquelles une aide humaine peut être apportée aux élèves handicapés scolarisés dans une classe de l'enseignement public ou d'un établissement sous contrat. Ce texte distingue et définit deux types d'aide humaine en fonction des besoins de l'élève : l'aide individuelle et l'aide mutualisée. L'aide mutualisée est destinée à répondre aux besoins d'accompagnement d'élèves qui ne requièrent pas une attention soutenue et continue.

Ces aides sont attribuées par la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) au sein des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Cette Commission se prononce au regard d'une évaluation de la situation scolaire de l'élève handicapé, en prenant en compte, notamment, son environnement scolaire, la durée du temps de scolarisation, la nature des activités à accomplir par l'accompagnant, la nécessité que l'accompagnement soit effectué par une même personne identifiée, les besoins de modulation et d'adaptation de l'aide et sa durée.

Ce texte entre en vigueur le 26 juillet 2012.

Texte de référence : Décret n° 2012-903 du 23 juillet 2012 relatif à l'aide individuelle et à l'aide mutualisée apportées aux élèves handicapés

Polémique au sujet de l’origine de la sclérose en plaques

Publié le 1 mars 2012 by Pierre Sachet

Jeudi 26 Juillet 2012 

Une controverse agite le milieu scientifique au sujet des causes de la sclérose en plaques. Une grande partie de la communauté médicale s'oppose depuis plusieurs mois à la théorie développée le docteur Paolo Zamboni. Les conclusions d'une récente étude québécoise viennent de raviver la polémique.

Une nouvelle étude scientifique fragilise l’hypothèse établie par le docteur Paolo Zamboni, chirurgien vasculaire italien, au sujet de l’origine de la sclérose en plaques (SEP). Les conclusions présentées par une équipe de chercheurs du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS – Québec) mettent en doute l’influence d’une perturbation de la circulation sanguine, défendue par le chirurgien italien.

Selon le docteur Zamboni, un épaississement des veines du cou serait la cause de cette maladie. Le reflux du sang vers le cerveau provoqué par celui-ci provoquerait la création de dépôts ferreux, pouvant contribuer au déclenchement de la SEP. Le chirurgien s’appuie sur une augmentation de plus de 90 % de reflux du système veineux constatée chez ses patients malades pour parvenir à cette conclusion.

La chirurgie proposée par le médecin italien consiste donc à dégager certaines artères, en les dilatant avec un cathéter ballon. Cette intervention, d’un coût d’environ 10 000 dollars, est pratiquée en Europe de l’Est et aux Etats-Unis.

Des résultats contestés par les chercheurs québécois

Les chercheurs du CHUS se sont intéressés à cette proportion importante de reflux constatée chez les patients atteints, selon le docteur Zamboni. L’équipe du docteur Albert Lamontagne (le neurologue responsable de l’étude) a ainsi suivi de son côté 130 personnes entre l’automne 2010 et le printemps 2011. 65 avaient reçu un diagnostic de SEP, contrairement aux 65 autres qui se trouvaient en bonne santé. Toutes ont été soumises à une échographie veineuse destinée à vérifier l’existence d’un certain épaississement dans les veines du cou.

Les résultats obtenus diffèrent nettement de ceux présentés par le docteur Zamboni. Ainsi, d’après les premières données obtenues, les reflux apparaissent chez une proportion de malades comprise entre 20 et 30 %. Ainsi que chez la même proportion de personnes n’ayant pas la maladie.

Bien que des données restent encore à analyser, le docteur Lamontagne explique que « ça soutient ce qui a déjà été publié sur le sujet ailleurs ». Autrement dit, une nouvelle fois « la théorie italienne » se trouve fragilisée. Mais le responsable de cette étude canadienne se garde bien de prononcer des conclusions définitives.

Une prudence particulière de la part des chercheurs

Sa prudence se manifeste à plusieurs niveaux. D’abord vis-à-vis des patients ayant choisi de subir l’intervention proposée par le docteur Zamboni. Le docteur Lamontagne précise qu’il ne cherche pas à les influencer. « Nous allons continuer à leur dire ce qu’on leur dit depuis deux ans : que les résultats des études ne sont pas suffisamment probants pour prendre position ». En outre, il est reconnu que les résultats obtenus par la méthode contestée sont assez troublants. « Ca fonctionne pour certains, pour d’autres non. On ne sait pas pourquoi. On ne sait pas quoi en penser. Il y a tellement de questions sans réponse qu’on se doit de pousser plus loin les études ».

C’est pourquoi le CHUS s’apprête à réaliser des analyses plus élaborées pour chaque forme de SEP. Analyses qui s’ajouteront aux sept grandes études sur le sujet actuellement en cours au Canada et aux Etats-Unis. Leurs résultats, basés sur le suivi de quelque 1 300 personnes, devraient être connus sous peu. Peut être conduiront-ils à un changement de position de la communauté médicale qui, à l'heure actuelle, considère de manière consensuelle la SEP comme une maladie neurologique auto-immune. Selon ce principe, la maladie proviendrait d'un dysfonctionnement du système immunitaire, qui pousserait ses substances de défense à s'attaquer sans raison à certains organes, comme s'il s'agissait de corps étrangers.

 Bertrand Cocquerelle

http://www.vivrefm.com/infos/lire/259#complete_news_content